28.12.08
Pour mes amis: Message de fin d'année, mes meilleurs voeux pour tous (ou En 2009, FAIS CE QUE VOUDRAS )
(encore une fois, je vous l'avais pas dit sur un autre mail)
L'année lance son dernier soupir, qu'il est froid ! Ô temps suspends ton vol, et vous, heures propices, suspendez votre cours!!!
Pour moi ce fut une année bien particulière, j'étais là où certains d'entre vous sont maintenant. Je ne vais pas taxer de veinards car ça me fait pas tant d'envie que l'on pourrait croire, je suis pourtant bien content que vous tous soyez là-bas et j'attendrai bien patiemment si vous voulez bien nous livrer des heures de récits autour d'une table et sous un nuage de fumée. Si vous n'êtes pas au domicile à cette époque de l'année c'est bien pour une bonne raison.
(Sur deezer.com j'écoute en ce moment une des seules chansons que j'ai toujours dansé dès la minute que je l'ai entendu par la première fois, longtemps il y a : mes souliers sont rouges ( http://www.deezer.com/track/113945 ). Je ne sais plus si c'était parce j'aime bien le bluegrass et cette chansonnette bretonne était ce qui est de plus proche sur le paysage sonore français, d'après moi, bien sûr.)
Je radote... mais c'est à cause du froid, ce n'est pas dans ma nature :P
Bon bref... où j'en suis? Voilà, l'année finit, tiens! Oui! Bon, je disais, je divaguais, je pensais à vous et aux moments bien que parfois graves j'ai partagé avec vous au cours de l'année, de bons moments pour la plupart quand même :D Des liens d'amitié m'unissent à vous, des liens qui sont comme des fils, j'y tiens... centains d'entre vous sovez bien combien je suis obsédé par les conversations lâchées une nuit dans la nature: à mes heures d'oisiveté je pars à la chasse au fil d'Ariane.
Cet individu solitaire et ergoteur, misanthrope et un peu autiste porte une grande admiration à vous qui, je vous le dis, m'avez étonné par la beauté de votre personne. J'avais à vous le dire.
Salud, muchos besos pa' to'os, bonne fin d'année !!
Bien à vous !!
Publicado por Felipe Bachomo, a las 22:44 (CET) :: En français dans le texte :: #228 :: no hay comentarios
24.10.08
Reine des absences
Commencer par la conversation d’hier ? Par le doux sommeil qui l’a suivi ? Par le rouge du ciel à l’aube, la même couleur de son portrait marin: robe noire, épaules découvertes... ocre lever de soleil ? Il ne sait plus.
Il boit un verre de rouge sur un fond de silence de rue la nuit. Il gèle. Le froid se cogne contre les murs, tape aux portes, arrache les fleurs des jardins, se frotte contre les joues de passants. Personne aux terrasses bien qu’on ne puisse plus fumer dans les cafés.
Les amoureux lointains, dans les terrasses froides ou chauffées pensent à ce vaporeux être que l’on appelle l’aimée, la désirée, la chérie. Parfois la technologie joue des passes pas très catholiques, il est impossible d’établir contact informatique avec la douce femme que l’on aime tant.
L’amoureux de cette histoire aurait voulu avoir sa belle en dialogue un petit peu plus que 10 secondes.
Il l'appele sa reine des absences.
Publicado por Felipe Bachomo, a las 10:03 (CEST) :: En français dans le texte :: #224 :: no hay comentarios
11.02.08
Tounette
J'ai envie d'ailleurs avec toi, d'ailleurs. J'ai envie d'encores avec toi, encore... je me demande là, devant cette écriture si je suis la logique de ta langue (je parle autant de l'écoutée que de la mouillée): "j'ai envie d'encores avec toi, encore", est-ce bien dit? est-ce bien pensé? (Il se peut que je pense mal dans ta langue, il se peut que je pense qu'à ta langue, ta bouche et tes lèvres et plus à la grammaire).
Cucul. À mort cucul. Y'a des jours comme ça.
Publicado por Felipe Bachomo, a las 11:15 (CET) :: En français dans le texte :: #210 :: 3 comentarios
11.09.07
Il nous aime tant
Alex écrit à ses chers amis:
Il devient notre nahual.Je vois... Il semble que la discipline se soit définitivement perdue sur ce rafiot pourri pendant ma trop brève absence... Puisque c'est ainsi je ne vois pas d'autre solution qu'une soirée comme celle du lundi 17, à partir de 19 heures, toujours au quartier général de l'île Bernard. Je ne tolèrerai évidemment aucun échappatoire, Norvégien ou pas, S. ou pas, soi-disant "rdv de W" ou pas, jogging nocturne ou pas. Et moi aussi l'Indienne, j'ai hâte de te revoir pour te botter définitivement les fesses.
Capitaine Gambler
PS: Je tolèrerai par contre volontiers si vous ne pouvez vraiment pas vous empêcher d'amener vos amoureux/amoureuses le 22 ici. Comme ça je pourrai leur dire tout le mal que je pense de vous tous, bande d'incapables.
Avertissement : tous les noms de lieux, personnes et évenements ont été modifiés ou abrégés afin de protéger les innocents.
Publicado por Felipe Bachomo, a las 11:19 (CEST) :: En français dans le texte :: #205 :: un comentario
31.07.07
Barataria
Alex dixit:
On refonde Barataria à trois. L'indien mexicain, l'américano-malgache et moi. Gros chantier pour l'instant. http://barataria.ouvaton.org
Publicado por Felipe Bachomo, a las 20:13 (CEST) :: En français dans le texte :: #200 :: no hay comentarios
18.04.07
Los tres alegres compadres ou le compte-rendu d'un aprèm avec Mondo, Jiang et Alex Gambler
Samedi, petit tour au gong fu avec le petit, qui tient fièrement son bâton dans le RER, et avec mon vieux copain Jian, qui fête ses 39 ans.
Jin, ancienne championne de Chine, l’une des plus belles femmes que j’aie jamais vues. Sérieuse, drôle, affectueuse, grave, lente, fulgurante, souriante, absente.
Tout le monde souffle.
Elle, on ne l’entend pas respirer.
On ne voit plus la lame.
Le secret des pieds.
Nous prenons rendez-vous pour un premier cours particulier, après deux ans d'interruption. Je me réjouis comme mon propre gamin, ou presque.
« Vous voulez savoir si quelqu’un est passé maître dans l’art de l’épée ? Regardez la main qui ne tient pas l’épée. »
Au retour on croise Sinaloa par hasard à Cité U. Il fait chaud. En nous voyant, il ôte sa doudoune sans manches...
On l’embarque au bar l’Odyssée. Soleil. Le petit joue avec d’autres gosses autour des fontaines, et fait la chasse aux pigeons.
Nous sommes là, tous les trois, les pires ratés d’Amérique, d’Asie et d’Europe.
Bières. Cigarillos. Bières.
Hilares et tristes et joyeux et nostalgiques.
Sinaloa, 31 ans, 1,87m, 80 kg, réfugié politique mexicain, métis indien, vient d’acquérir la nationalité française. "Ensemble, tout devient possible. Même le pire." Ancien étudiant en sociologie de l’Université Autonome de Mexico. Vient de larguer son dernier boulot (pion dans un collège de Vitry). A la recherche d’une formation. Surtout à la recherche d’un lieu où se poser. Trimbale toujours un des deux tomes du Quichotte. Couche toujours avec des top modèles. Fait toujours des voyages à pied à l’autre bout du pays, ou de l’Espagne, ou d’où vous voulez. Connaît toutes les rues de Paris par cœur, mais redoute manifestement les Catacombes.
Jian, 39 ans, physique de Bruce Lee, mais souriant, cheveux plus courts, et lunettes. En France depuis 11 ans. Ancien étudiant de l’Université de Pékin. Employé dans un journal chinois à Paris. Venu autrefois pour faire une thèse de philosophie comparée sur Spinoza et Chuang Zi. Thèse abandonnée sur la route du Tao. Joue de la cithare chinoise. Me conseille d’apprendre le Chinois. « Il n’est pas trop tard. Jamais. Au pire, tu apprends un caractère par jour. Dans 20 ans tu seras content. » A été amoureux autrefois. Ne veut plus en entendre parler. Parle en revanche abondamment des 7 sages de la forêt de bambous, ou de Xin Qi Ji, ou de Wang Guo Wei.
Alex, 30 ans, en France depuis 30 ans. Ancien normalien, agrégé, etc. Profession très floue. Quelques poèmes et un roman impubliable à son actif. Invisible, mais toujours un Hemingway ou un Sollers dans la poche gauche de sa veste. Humour tranchant mais affectueux. Avenir aussi incertain que celui des deux autres escogriffes. Goût prononcé pour les jolies filles, mais sans bassesse (la plupart du temps), et plutôt par jeu qu’autre chose. Aspire à de grands voyages non touristiques, et à de longues journées devant ses papiers.
Récapitulons ce qui est arrivé aux villages où nous sommes nés. Ning Bo (les vagues se calment). Los Mochis (les tortues). Argentan sur Orne.
En gros, catastrophe, catastrophe, et néant.
Rions en regardant autour de nous. Ici aussi, catastrophe, catastrophe, néant.
Le grand-père de Sinaloa, lorsqu’il est descendu des hauts plateaux, a laissé derrière lui un autre village, qui avait été noyé par un barrage. Aujourd’hui, les étés sont de plus en plus chauds, et l’eau du barrage baisse. On aperçoit de temps en temps les clochers du village qui émergent.
Jian me récite trois versets.
« Hier soir le vent d’ouest a fait tomber les feuilles. Je suis monté seul dans un haut pavillon. J’ai regardé la route jusqu’à l’horizon. »
« Mon vêtement devient de plus en plus large. »
« Le quinzième jour, à la fête des lanternes, dans la foule, je la cherche mille fois. Je ne la trouve pas. Tout d’un coup, je me retourne. Celle que je cherche est là, dans l’ombre, loin des lanternes, à l’écart. »
Je rajoute : « Celle que je cherchais est repartie, et maintenant je traverse la forêt de bambous seul et joyeux. Le vent se lève, mon âme bruisse, le chemin est encore long. »
Publicado por Felipe Bachomo, a las 09:32 (CEST) :: En français dans le texte :: #193 :: un comentario
31.12.06
C'est bientôt la fin de l'année
Du vin, de la pizza, de la chaleur d'un feu de bois... manque-t-il quelque chose?
Non, t'es là... cela suffit.
Publicado por Felipe Bachomo, a las 23:21 (CET) :: En français dans le texte :: #181 :: un comentario
11.11.06
L'hiver sera chaud
Voilà des phrases qui tuent, des propos tenus par deux figures politiques, l'une de droite et l'autre aussi. Je les publie afin que les compañeras et compañeros se préparent à la mobilisation. On va faire chauffer le bitume parisien.
"Je suis attaché à ce que la diversité de l'élection présidentielle soit préservée et que ceux qui portent un projet, ceux qui sont soutenus par une partie du peuple français puissent trouver les moyens de s'exprimer". Propos de Dominique de Villepin, en manifestant implicitement son accord pour qu'un élu UMP puisse apporter son parrainage à une candidature de Jean-Marie Le Pen.
Et la deuxième fleur, que Madame Ségolène Royal ne va pas crier ses propositions sur les tois mais...
Profs: Ségolène en off
Uploaded by Jules-ferry
Madame Royale propose "de faire les 35 heures au collège, c'est-à-dire que les enseignants restent 35 heures au collège. Et dans ce paquet global, il y a des cours, mais ils ne quittent pas le collège quand ils ont fini leurs cours"... "Comment se fait-il que des enseignants du secteur public aient le temps d'aller faire du soutien individualisé payant et ils n'ont pas le temps de faire du soutien individualisé gratuit dans les établissements solaires ?"
Ségolène veut imposer aux enseignants une présence de 35 heures minimum au collège ! Mais, les enseignants travaillent beaucoup plus que leur temps de présence dans l'établissement. Ils effectuent déjà bien plus que 35 heures :
— Le temps d'enseignement (actuellement 15 à 21 heures par semaine) ;
— Le temps de préparation des cours ;
— Le temps de correction des copies ;
— Le temps de rencontres avec les parents ;
— Etc.
En tout cas, ça a créé la polemique et ça a bousculé le PS et les enseignants.
Technorati Tags: French Politique France Ségolène Royal Front National UMP PoliticsPublicado por Felipe Bachomo, a las 15:38 (CET) :: En français dans le texte :: #171 :: 3 comentarios







