24.10.08
Reine des absences
Commencer par la conversation d’hier ? Par le doux sommeil qui l’a suivi ? Par le rouge du ciel à l’aube, la même couleur de son portrait marin: robe noire, épaules découvertes... ocre lever de soleil ? Il ne sait plus.
Il boit un verre de rouge sur un fond de silence de rue la nuit. Il gèle. Le froid se cogne contre les murs, tape aux portes, arrache les fleurs des jardins, se frotte contre les joues de passants. Personne aux terrasses bien qu’on ne puisse plus fumer dans les cafés.
Les amoureux lointains, dans les terrasses froides ou chauffées pensent à ce vaporeux être que l’on appelle l’aimée, la désirée, la chérie. Parfois la technologie joue des passes pas très catholiques, il est impossible d’établir contact informatique avec la douce femme que l’on aime tant.
L’amoureux de cette histoire aurait voulu avoir sa belle en dialogue un petit peu plus que 10 secondes.
Il l'appele sa reine des absences.
Publicado por Felipe Bachomo, a las 10:03 (CEST) :: En français dans le texte :: #224 :: un comentario
11.02.08
Tounette
J'ai envie d'ailleurs avec toi, d'ailleurs. J'ai envie d'encores avec toi, encore... je me demande là, devant cette écriture si je suis la logique de ta langue (je parle autant de l'écoutée que de la mouillée): "j'ai envie d'encores avec toi, encore", est-ce bien dit? est-ce bien pensé? (Il se peut que je pense mal dans ta langue, il se peut que je pense qu'à ta langue, ta bouche et tes lèvres et plus à la grammaire).
Cucul. À mort cucul. Y'a des jours comme ça.
Publicado por Felipe Bachomo, a las 11:15 (CET) :: En français dans le texte :: #210 :: 3 comentarios
11.09.07
Il nous aime tant
Alex écrit à ses chers amis:
Il devient notre nahual.Je vois... Il semble que la discipline se soit définitivement perdue sur ce rafiot pourri pendant ma trop brève absence... Puisque c'est ainsi je ne vois pas d'autre solution qu'une soirée comme celle du lundi 17, à partir de 19 heures, toujours au quartier général de l'île Bernard. Je ne tolèrerai évidemment aucun échappatoire, Norvégien ou pas, S. ou pas, soi-disant "rdv de W" ou pas, jogging nocturne ou pas. Et moi aussi l'Indienne, j'ai hâte de te revoir pour te botter définitivement les fesses.
Capitaine Gambler
PS: Je tolèrerai par contre volontiers si vous ne pouvez vraiment pas vous empêcher d'amener vos amoureux/amoureuses le 22 ici. Comme ça je pourrai leur dire tout le mal que je pense de vous tous, bande d'incapables.
Avertissement : tous les noms de lieux, personnes et évenements ont été modifiés ou abrégés afin de protéger les innocents.
Publicado por Felipe Bachomo, a las 11:19 (CEST) :: En français dans le texte :: #205 :: un comentario
31.07.07
Barataria
Alex dixit:
On refonde Barataria à trois. L'indien mexicain, l'américano-malgache et moi. Gros chantier pour l'instant. http://barataria.ouvaton.org
Publicado por Felipe Bachomo, a las 20:13 (CEST) :: En français dans le texte :: #200 :: no hay comentarios
18.04.07
Los tres alegres compadres ou le compte-rendu d'un aprèm avec Mondo, Jiang et Alex Gambler
Samedi, petit tour au gong fu avec le petit, qui tient fièrement son bâton dans le RER, et avec mon vieux copain Jian, qui fête ses 39 ans.
Jin, ancienne championne de Chine, l’une des plus belles femmes que j’aie jamais vues. Sérieuse, drôle, affectueuse, grave, lente, fulgurante, souriante, absente.
Tout le monde souffle.
Elle, on ne l’entend pas respirer.
On ne voit plus la lame.
Le secret des pieds.
Nous prenons rendez-vous pour un premier cours particulier, après deux ans d'interruption. Je me réjouis comme mon propre gamin, ou presque.
« Vous voulez savoir si quelqu’un est passé maître dans l’art de l’épée ? Regardez la main qui ne tient pas l’épée. »
Au retour on croise Sinaloa par hasard à Cité U. Il fait chaud. En nous voyant, il ôte sa doudoune sans manches...
On l’embarque au bar l’Odyssée. Soleil. Le petit joue avec d’autres gosses autour des fontaines, et fait la chasse aux pigeons.
Nous sommes là, tous les trois, les pires ratés d’Amérique, d’Asie et d’Europe.
Bières. Cigarillos. Bières.
Hilares et tristes et joyeux et nostalgiques.
Sinaloa, 31 ans, 1,87m, 80 kg, réfugié politique mexicain, métis indien, vient d’acquérir la nationalité française. "Ensemble, tout devient possible. Même le pire." Ancien étudiant en sociologie de l’Université Autonome de Mexico. Vient de larguer son dernier boulot (pion dans un collège de Vitry). A la recherche d’une formation. Surtout à la recherche d’un lieu où se poser. Trimbale toujours un des deux tomes du Quichotte. Couche toujours avec des top modèles. Fait toujours des voyages à pied à l’autre bout du pays, ou de l’Espagne, ou d’où vous voulez. Connaît toutes les rues de Paris par cœur, mais redoute manifestement les Catacombes.
Jian, 39 ans, physique de Bruce Lee, mais souriant, cheveux plus courts, et lunettes. En France depuis 11 ans. Ancien étudiant de l’Université de Pékin. Employé dans un journal chinois à Paris. Venu autrefois pour faire une thèse de philosophie comparée sur Spinoza et Chuang Zi. Thèse abandonnée sur la route du Tao. Joue de la cithare chinoise. Me conseille d’apprendre le Chinois. « Il n’est pas trop tard. Jamais. Au pire, tu apprends un caractère par jour. Dans 20 ans tu seras content. » A été amoureux autrefois. Ne veut plus en entendre parler. Parle en revanche abondamment des 7 sages de la forêt de bambous, ou de Xin Qi Ji, ou de Wang Guo Wei.
Alex, 30 ans, en France depuis 30 ans. Ancien normalien, agrégé, etc. Profession très floue. Quelques poèmes et un roman impubliable à son actif. Invisible, mais toujours un Hemingway ou un Sollers dans la poche gauche de sa veste. Humour tranchant mais affectueux. Avenir aussi incertain que celui des deux autres escogriffes. Goût prononcé pour les jolies filles, mais sans bassesse (la plupart du temps), et plutôt par jeu qu’autre chose. Aspire à de grands voyages non touristiques, et à de longues journées devant ses papiers.
Récapitulons ce qui est arrivé aux villages où nous sommes nés. Ning Bo (les vagues se calment). Los Mochis (les tortues). Argentan sur Orne.
En gros, catastrophe, catastrophe, et néant.
Rions en regardant autour de nous. Ici aussi, catastrophe, catastrophe, néant.
Le grand-père de Sinaloa, lorsqu’il est descendu des hauts plateaux, a laissé derrière lui un autre village, qui avait été noyé par un barrage. Aujourd’hui, les étés sont de plus en plus chauds, et l’eau du barrage baisse. On aperçoit de temps en temps les clochers du village qui émergent.
Jian me récite trois versets.
« Hier soir le vent d’ouest a fait tomber les feuilles. Je suis monté seul dans un haut pavillon. J’ai regardé la route jusqu’à l’horizon. »
« Mon vêtement devient de plus en plus large. »
« Le quinzième jour, à la fête des lanternes, dans la foule, je la cherche mille fois. Je ne la trouve pas. Tout d’un coup, je me retourne. Celle que je cherche est là, dans l’ombre, loin des lanternes, à l’écart. »
Je rajoute : « Celle que je cherchais est repartie, et maintenant je traverse la forêt de bambous seul et joyeux. Le vent se lève, mon âme bruisse, le chemin est encore long. »
Publicado por Felipe Bachomo, a las 09:32 (CEST) :: En français dans le texte :: #193 :: un comentario
31.12.06
C'est bientôt la fin de l'année
Du vin, de la pizza, de la chaleur d'un feu de bois... manque-t-il quelque chose?
Non, t'es là... cela suffit.
Publicado por Felipe Bachomo, a las 23:21 (CET) :: En français dans le texte :: #181 :: un comentario
11.11.06
L'hiver sera chaud
Voilà des phrases qui tuent, des propos tenus par deux figures politiques, l'une de droite et l'autre aussi. Je les publie afin que les compañeras et compañeros se préparent à la mobilisation. On va faire chauffer le bitume parisien.
"Je suis attaché à ce que la diversité de l'élection présidentielle soit préservée et que ceux qui portent un projet, ceux qui sont soutenus par une partie du peuple français puissent trouver les moyens de s'exprimer". Propos de Dominique de Villepin, en manifestant implicitement son accord pour qu'un élu UMP puisse apporter son parrainage à une candidature de Jean-Marie Le Pen.
Et la deuxième fleur, que Madame Ségolène Royal ne va pas crier ses propositions sur les tois mais...
Profs: Ségolène en off
Uploaded by Jules-ferry
Madame Royale propose "de faire les 35 heures au collège, c'est-à-dire que les enseignants restent 35 heures au collège. Et dans ce paquet global, il y a des cours, mais ils ne quittent pas le collège quand ils ont fini leurs cours"... "Comment se fait-il que des enseignants du secteur public aient le temps d'aller faire du soutien individualisé payant et ils n'ont pas le temps de faire du soutien individualisé gratuit dans les établissements solaires ?"
Ségolène veut imposer aux enseignants une présence de 35 heures minimum au collège ! Mais, les enseignants travaillent beaucoup plus que leur temps de présence dans l'établissement. Ils effectuent déjà bien plus que 35 heures :
— Le temps d'enseignement (actuellement 15 à 21 heures par semaine) ;
— Le temps de préparation des cours ;
— Le temps de correction des copies ;
— Le temps de rencontres avec les parents ;
— Etc.
En tout cas, ça a créé la polemique et ça a bousculé le PS et les enseignants.
Technorati Tags: French Politique France Ségolène Royal Front National UMP PoliticsPublicado por Felipe Bachomo, a las 15:38 (CET) :: En français dans le texte :: #171 :: 3 comentarios
3.11.06
COMMUNIQUÉ URGENT DE L'ASSEMBLÉE POPULAIRE DES PEUPLES DE OAXACA
Le soir du 02/11/2006
En ce moment la police fédérale est en train d'essayer d'entrer dans la Cité universitaire, ils ont lancé des gaz lacrymogènes à l'interieur et quelques éléments sont parvenus à entrer.
Devant ces faits qui violent n'importe quel ordre juridique, incluant l'Université Benito Juárez de Oaxaca faisant une grande lutte des étudiants et des universitaires qui ont eu beaucoup de blessés et de morts de ses meilleurs enfants.
L'Assemblée populaire des peuples de Oaxaca lance un appel à la défense absolue et totale de la Cité universitaire.
Nous ne pouvons pas permettre que les etudiants universitaires soient agresses par les forces d'occupation en quoi ce sont tranformes les sattrapes de la PFP.
Nous appelons le peuple de Oaxaca à la défense absolue de la Cité universitaire, il y a quelques jours nous avons appeler au répli pacifique des points ou l'APPO se trouvait, nous le fîmes pour démontrer notre position pour que ce conflit se règle par la voie de dialogue, même si le gouvernement de Fox et de Calderón avec l'envoi de troupes d'envahisseurs ne montraient eux pas de volonté de dialogue.
Nous avons donné des preuves de prudence, nous avons donné des preuves de notre volonté de dialogue, les forces d'invasion n'ont pas été agressées.
Nous appelions seulement à la resistance pacifique, toutes nos actions se sont realisées dans l'ordre et de manière pacifique, nous avons donné ordre de se replier et de ne pas tomber dans les provocations, nous appelons à ne pas tomber dans les provocations dues aux agressions de la PFP.
Mais apparement les messieurs laquais de l'impérialisme, MM. Fox et Calderón, confondent prudence et débilité, ils confondent pacifisme et couardise et croyant que le peuple d'Oaxaca est un peuple de laches ils essayent d'en finir avec lui.
Donc, nous donnons instruction à tout le peuple d'Oaxaca d'avancer de manière organisée et decidée vers Radio Universidad, nous donnons instruction pour defendre AVEC TOUT la Cité universitaire et l'autonomie universitaire, qui sont actuellement pietinées.
Le peuple d'Oaxaca est un peuple de gens courageux, nous l'avons demontré pendant cinq mois, nous l'avons demontré au travers de l'histoire, nous avons repoussé l'armée francaise pendant l'occupation des envahisseurs même avec le désavantage technique,en ce temps-là certains apatrides ont collaboré avec eux, l'histoire les a jugé, les mêmes qui en ce temps ont collaboré et applaudi à l'intervention de l'armée francaise aujourd'hui applaudissent la mort de nos 19 camarades, ils applaudissent l'intervention de la PFP, aujourd'hui ils pleurent pour leurs commerces saccagés par la PFP, ils se lamentent que leurs enfants soient agressés sexuelement par la PFP, ceci est juste le debut.
Comme le président Juárez, qui nous a enseigné à defendre les principes de la république, comme Juárez et Flores Magón nous ont appris à lutter et à défendre la dignité du peuple, aujourd'hui le peuple de Oaxaca fera la bataille en défense de la Cité universitaire, de manière disciplinée et organisée nous repousserons les envahisseurs, l'armée d'occupation, si Fox n'ordonne pas de cesser cette offensive, il mordra la poussière, notre sang, notre vie ne sera pas versée en vain.
La justice et la raison nous assistent, nous sommes des centaines de milliers d'Oaxaqueños qui combattons en ce jour.
Messieurs Vicente Fox, Carlos Abascal Carranza et Felipe Calderón vous êtes les responsables des morts qui ont été causés par la PFP et les paramilitaires priistes, vous serez les responsables des morts qu'il y aura par votre stupidité et vos interêts politiques.
NI UN PAS EN ARRIÈRE !
¡HASTA LA VICTORIA SIEMPRE !
TOUS LE POUVOIR AU PEUPLE !
ASSEMBLÉE POPULAIRE DES PEUPLES D'OAXACA.
02/11/2006
Léelo en español Technorati Tags: Oaxaca, Indymedia, Mexique, Mexico, APPO, Mexican Democracy Comedy French, FrançaisPublicado por Felipe Bachomo, a las 10:06 (CET) :: En français dans le texte :: #166 :: no hay comentarios







